Vous avez dit coaching ?

Par: Gaumet 11-3-2010

Pour les deux, c’est une alliance pour un changement. Un changement dans sa vie personnelle et/ou professionnelle.
De manière générale il s’agit de 10 à 15 séances d’une heure environ, s’étalant sur 6 mois à un an, selon un rythme établi préalablement.

Qu’est-ce qu’un coach ?

Pour le définir par la négative un coach n’est ni un conseiller, ni un formateur, ni un thérapeute, ni un ami et en même temps, il ressemble un peu à tout cela à la fois.
A la différence du thérapeute, il s’occupe d’un problème précis : par exemple une difficulté à résoudre, un objectif à atteindre. Il ne s’occupe pas du passé mais de l’avenir ; il s’intéresse davantage au comment je vais réussir un changement et pour quelle finalité, plutôt que pourquoi je n’y arrive pas. Issu du courant humaniste, le coaching est une attitude qui invite celui qui le pratique à voir son client comme quelqu’un possédant un potentiel de ressources immenses ; il s’intéresse à ce que son coaché pense mais aussi à ce qu’il ressent : ses sensations corporelles, ses émotions. Il s’attache à ce que le client se réapproprie sa croissance, son changement, sa liberté de choix et conséquemment sa responsabilité.
Un consultant donne des conseils, apporte des solutions. Un coach fait émerger les solutions grâce à une méthode de questionnement appropriée. Bien sûr, il donne aussi des éclairages, il apporte certaines notions théoriques, des réflexions tirées de sa propre expérience, mais au final c’est le coaché qui validera ses propres solutions et choisira leur mode de mise en œuvre. Le consultant se fonde sur un diagnostic technique ou organisationnel, alors que le coach se place sur le plan relationnel et psychologique ; le consultant vise le contenu là où le coach prend en compte le contenu et le processus, et contribue à y donner du sens.


Que se passe-t-il en séance ? Ce qu’apporte un coach.

Le coach écoute son client, d’une écoute bien différente de celle de l’ami (e), et ses questions le seront aussi.

Le coach est le gardien de l’objectif et du temps grâce à ses outils.

Le coach va éclairer la situation grâce à :

Ces interventions se font sous forme de :

Par son exemple en séance, le coach est dans une attitude pédagogique : c'est à dire un comportement intériorisé et silencieux. Cela constitue une référence en situation réelle. Par exemple « ne pas entrer en relation fusionnelle ou maternante, ne pas refiler la patate chaude et prendre ses responsabilités, refuser l’ouverture du parapluie, s’opposer à la manipulation, rester flexible tout en étant assertif…. »


Un bon coach ?

N’est pas coach qui décide parce qu’il est expert en son domaine, se trouve au chômage et veut se reconvertir, aime pratiquer la relation, même si toutes ses raisons sont de bonnes raisons pour le devenir.


Il s’agit d’un processus lent de maturation personnelle qui fait passer de la position de consultant à coach. Pour mémoire contrairement au consultant le coach ne préconise rien pour son client, il ne lui donne aucun conseil. C’est pourquoi il est difficile de faire ce métier d’expérience lorsque l’on est très jeune, même si « la valeur n’attend pas le nombre des années » ! Cependant un « bon » coach a lui-même déjà fait quelques traversées difficiles dont il n’est pas inopportun de lui poser la question au moment où vous le choisissez pour vous.
Outre une formation technique à l’écoute il aura acquis la maîtrise de grilles de lecture des personnes et des problèmes. Citons des outils comme l’ACP, Process com, systémie, PNL, Enneagramme, l’Analyse Transactionnelle, la Gestalt etc.…Cependant sa trousse à outil lui appartient ! Vous ne demandez pas au garagiste s’il va utiliser une clé de 12 ou un tournevis. Il ne peut pas vous dire à l’avance quel outil il utilisera, quand et comment.
Le coach n’est pas un être d’exception. Il a pris le temps d’être lui-même accompagné pour développer un regard lucide et courageux sur son histoire, ses blessures existentielles, ses failles, ses ombres et ses potentialités. Il se reconnaît et s’accepte avec ses limites et ses forces et c’est ce qui assure au client qu’il en sera de même pour lui.
Il a pris du recul par rapport à lui-même : ses schémas, sa carte du monde, ses états du moi, ses blessures afin de garder à distance ses projections sur autrui, éviter d’entrer dans une relation perverse : soumission, maternage, gourou…
Il est capable de maîtriser les éléments du transfert et du contre transfert afin de garder la bonne distance entre lui, le coaché et le problème.
Ceci se travaille par des stages de développement personnel, de la thérapie, de la supervision pour maîtriser une forme ou une autre de la relation d’aide.

Un bon coach est supervisé ; ce qui signifie qu’il a un lieu où son travail avec le client est évalué et remis en cause pour la plus grande sécurité de son client. Il n’est pas inutile de lui demander qui le supervise !

Un bon coach est reconnu par ses pairs dans une association qui régule la profession et le soumet à un cadre éthique. Il est en mesure de justifier ses diplômes.

Il a dépassé sa problématique à l’argent et est à l’aise pour en parler.
Il est à même de ne pas contaminer la relation par des attentes en termes de reconnaissance affective ou sociale.

Un coach est en processus de formation permanent et il ne consacre pas 100% de son activité au coaching.
Demandez- lui quelles sont ses autres activités.

Dernier élément très important, le bon coach c’est celui qui est bon pour vous, et c’est extrêmement subjectif.
La dimension de confiance est importante et s’établie bien souvent sur des éléments totalement irrationnels.

Dans quelles situations fait-on appel à un coach ?

Nous pourrions résumer en disant que se faire coacher est l’occasion de se recentrer sur l’essentiel de sa vie, ses valeurs fondamentales pour y puiser une force intérieure, une motivation pour prendre des décisions importantes pour soi en accord avec ce qui nous anime.

Arboressence - Yolande Du Fayet De La Tour

Réponses

Par: lamourère 15-6-2010 19:13
Objet: coaching

...Je suis coach pour solibataires et divorcés ( souvent les mêmes) depuis 1982...+ rédaction de 12 livres su rle thème.