Si l’on comptait 132 000 divorces en 2008, soit la moitié des mariages recensés la même année, l’acte reste douloureux pour chacun dont les enfants confrontés à des bouleversements. Pour aider à mieux vivre « l’après », les « Ecoles de parents » constituent un soutien à la parentalité.
Selon les dernières statistiques de l’INSEE, en 2005, 2,84 millions d’enfants de moins de 25 ans vivaient dans une famille monoparentale. Dans 85 % des cas, cela concerne une mère seule, séparée ou divorcée, la part d’hommes à la tête d’une famille monoparentale a peu progressé depuis 1990. Par ailleurs, plus d’une famille sur deux est uniquement composée d’un adulte et d’un enfant, et seulement 14 % ont trois enfants ou plus. Ce type de foyer, en hausse depuis quarante ans, est frappé dès la séparation ou le divorce par une question majeure :
Comment assurer l’équilibre des enfants ? Certes, un enfant de divorcés n’est plus montré du doigt dans la cour de l’école, et ceux issus d’un couple en union libre ou marié semblent plus rares au sein d’un groupe. L’énorme succès de films dont le récent LOL, avec Sophie Marceau, montre combien le sujet touche le public ; il met en scène le divorce au quotidien, avec des enfants partagés entre leurs parents. Mais avant de parvenir à une stabilité affective pour tous, quel chemin à parcourir ?
De fait, qu’il ait lieu par consentement mutuel ou sous l’angle du conflit, le divorce reste encore assimilé à une situation d’échec. Alors, accorder toute son attention à l’éducation des enfants, en particulier quand les parents se sont séparés tôt après une naissance peut s’avérer être une des clés d’un divorce « réussi ». Selon l’INSEE, et c’est le taux le plus haut, en 2008, 27,3% des divorces ont eu lieu la cinquième année de mariage. Aujourd’hui, se développent en France des « Ecoles » pour apprendre à être parent, un « métier » en rien inné, et encore moins évident en cas de rupture. Ces ateliers peuvent aider à évaluer les difficultés éventuelles avec les enfants, et faire déculpabiliser les parents divorcés. Par le biais de débats et de groupes de paroles, chacun peut échanger librement sur son expérience, à travers tous les thèmes de la vie quotidienne : l’enfant et l’alimentation, l’autorité et ses limites, la communication, l’échec scolaire, la violence, la place d’internet pour les adolescents, les addictions en tous genres etc. Des questions complexes pour des parents ensemble sous un même toit, et d’autant plus difficiles pour des divorcés, notamment pour des mères accaparées par leur travail et leur rôle à la maison auprès des enfants. Ce type d’encadrement régulier ou ponctuel, offre également du lien social à des personnes, qui après un divorce n’ont souvent plus le même environnement amical. Animés par des psychologues et des conseillers familiaux, ces ateliers peuvent redonner confiance à des parents fragilisés par leur divorce, qui face à l’échec de leur mariage, ont peur de rater aussi l’éducation de leurs enfants. Un petit coup de pouce pour accompagner vers un nouveau départ.
Paula Haddad
































